- Université : École doctorale de l'École pratique des hautes études (Paris)
Résumé
Issu d'une longue tradition littéraire, le motif de la fin du monde justifie sa remarquable longévité par sa puissance allégorique. Le récit post-apocalyptique, qui met en scène un monde d'après cataclysme, émerge dans sa forme contemporaine au XIXè siècle et se développe au XXè siècle - la recrudescence de l'eschatologie et sa récupération par la littérature d’anticipation s'expliquant par des facteurs inhérents à la société contemporaine. Le genre recèle donc de nombreux enjeux, notamment esthétiques, génériques, socio-politiques et idéologiques. L’objectif premier de notre étude consiste à établir l’histoire culturelle du genre en analysant ses influences, ses premières expressions, ses évolutions et ses ramifications diégétiques. Mais ce faisant, nous nous apercevrons que le post-apocalyptique, qui a trop longtemps été subsumé à la science-fiction, peut être affranchi de cette catégorisation quelque peu réductrice et reconnu comme un genre à part entière. Le second enjeu de ce travail est donc de démontrer une certaine tendance à l'autonomisation du post-apocalyptique, qui possède une histoire culturelle indépendante, avec des sources d'inspiration, des modalités d'édition, des trames diégétiques et des motifs topiques qui lui sont propres.
