Du 23 au 27 février 2026, neuf agents de l’Ethiopian Heritage Authority (EHA) se sont réunis autour de Coralie Barbe, restauratrice mandatée par l’École nationale des chartes - PSL dans le cadre du projet Sustainable Heritage in Ethiopia, pour une mission cruciale : la conservation des manuscrits médiévaux. 

Au cœur de cette semaine intense, un atelier théorie-pratique a permis d’aborder la structure des manuscrits, leurs matériaux, et les agents de dégradation qui les menacent. Les participants ont été initiés aux gestes essentiels de dépoussiérage, de reconditionnement et de marquage, tout en apprenant à établir un constat d’état précis.

Cette formation s’inscrit dans une démarche plus large : transformer une salle dédiée en un véritable laboratoire de conservation-restauration, où le matériel récemment acquis pour l’EHA sera déployé. L’objectif ? Créer un espace adapté pour préserver ces trésors fragiles, témoins de l’histoire et de la culture éthiopiennes.

Image décorative : dépoussiérage de manuscrits éthiopiens par aspiration © Coralie Barbe

Dépoussiérage de manuscrits éthiopiens par aspiration © Coralie Barbe

Des compétences à élargir, des défis à relever

Si les manuscrits médiévaux ont été au centre de cette mission, les recommandations issues de l’atelier soulignent l’importance d’étendre ces compétences à d’autres typologies de documents, notamment les archives audiovisuelles. Ces supports, tout aussi vulnérables, nécessitent un traitement spécifique : reconditionnement, monitoring des conditions climatiques, et utilisation de matériel adapté.

Les participants ont ainsi été encouragés à approfondir leurs connaissances pour couvrir l’ensemble du patrimoine documentaire de l’EHA. Une priorité : s’assurer que le matériel nécessaire soit disponible et adapté pour répondre aux besoins variés de la conservation.

Un héritage à protéger, une mission à poursuivre

Cette mission marque une étape clé dans la préservation du patrimoine écrit éthiopien. En formant ses agents et en équipant ses locaux, l’EHA pose les bases d’une conservation durable. Mais le travail ne fait que commencer : il s’agira désormais de mettre en pratique ces nouvelles compétences, d’élargir leur champ d’application, et de garantir que chaque document, qu’il soit manuscrit ou audiovisuel, bénéficie des soins nécessaires pour traverser les siècles.

À suivre : le déploiement du laboratoire et ses premiers résultats.

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